
(N.B. : Seule l'allocution prononcée fait foi)
Introduction
Monsieur le Président,
Invités de la table d’honneur,
Mesdames et Messieurs,
C’est un honneur pour moi d’être l’invitée du Cercle canadien de Montréal pour ce déjeuner-causerie, et j’en remercie votre président, monsieur Delucilla, et toute son équipe.
Compte tenu des difficultés que l’industrie de l’aluminium a connues au cours des deux dernières années, certains d’entre vous sont peut-être étonnés que j’ai intitulé mon allocution L’avenir m’inspire confiance. Même si la robustesse de la reprise économique n’est pas encore assurée, du moins dans l’immédiat, je suis convaincue que les perspectives d’avenir de l’aluminium sont excellentes et qu’il en résultera des effets très positifs pour la planète. Nous prévoyons en effet que la demande augmentera d’environ quatre à six pour cent par année et que l’aluminium continuera à jouer un rôle important dans l’allégement des moyens de transport, contribuant ainsi à la réduction des gaz à effet de serre.
Je traiterai donc de l’univers de l’aluminium au cours des prochaines minutes, et je le ferai sous trois angles distincts.
Je vous parlerai d’abord du producteur responsable qu’est Rio Tinto Alcan, ce qui fait sa force, sa place dans l’industrie mondiale et, plus près de nous, son rôle dans l’économie du Québec. Vous serez alors à même de constater que nous planifions, construisons et exploitons nos usines en nous appuyant sur de solides principes de développement durable, une notion qui constitue en quelque sorte notre signature. Ces principes sont les mêmes dans toutes les régions du monde où nous sommes présents et nous les appliquons partout dans le plus grand respect des spécificités locales.
J’aborderai ensuite le rôle stratégique de l’industrie de l’aluminium comme agent de valorisation de l’électricité, cette énergie propre qui constitue l’une des principales richesses du Québec. La valeur ajoutée que l’aluminium procure à l’électricité du Québec permet en effet de tirer avantage de cette ressource naturelle sur tous les marchés de la planète. Elle s’inscrit parfaitement dans la stratégie québécoise de valorisation des technologies vertes et dans la volonté du gouvernement, clairement exprimée en janvier lors du sommet économique à Québec, d’encourager les secteurs d’investissement porteurs et structurants, à haute valeur ajoutée et créateurs de richesse.
Le troisième et dernier volet de ma présentation s’articulera autour du rôle de l’aluminium comme élément de solution à l’important défi des changements climatiques. L’aluminium est un métal exceptionnel et son utilisation, particulièrement dans le domaine du transport, en fait le matériau par excellence pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le fait que l’aluminium puisse être recyclé à l’infini en fait un allié de choix au plan environnemental et un facteur déterminant pour nous aider, comme société, à prendre le virage de l’économie verte.
Lorsqu’on m’a confié le rôle de chef de la direction de Rio Tinto Alcan, il y a un peu plus d’un an, j’étais bien consciente de l’envergure des responsabilités qui m’attendaient. Deux choses, essentiellement, m’ont fait accepter ce défi avec enthousiasme.
Premièrement, ma conviction que l’aluminium possède un solide potentiel de développement. L’aluminium est encore un métal jeune, dont l’utilisation est appelée à croître fortement, surtout dans les pays émergents, où l’industrialisation et l’urbanisation feront vraisemblablement passer son taux d’utilisation de moins de cinq kilos par personne à l’heure actuelle, à plus de 20. Cela signifie que la demande mondiale d’aluminium devrait doubler d’ici dix ans. Pour répondre à cette croissance rapide de la demande, l’industrie devra construire l’équivalent d’un nouveau parc de production de la taille de nos installations du Saguenay–Lac-Saint-Jean tous les neuf mois !
Le deuxième facteur qui m’a convaincue d’accepter mes nouvelles responsabilités, c’est l’extraordinaire robustesse de notre entreprise et sa capacité de se transformer et d’augmenter sans cesse son niveau de compétitivité, grâce à la qualité de ses actifs, à sa forte capacité d’innover et à la compétence de ses employés.
Rio Tinto Alcan, leader mondial de l’Industrie de l’aluminium et producteur responsable
Rio Tinto Alcan a été créée lorsque le Groupe Rio Tinto a fait l’acquisition d’Alcan en 2007, devenant ainsi un leader mondial de l’industrie de l’aluminium. Notre siège social est ici à Montréal et nous comptons quelque 23 000 employés dans une soixantaine d’installations et bureaux de ventes dans 27 pays. Rio Tinto Alcan est un producteur intégré de bauxite, d’alumine et d’électricité, les matières premières essentielles à la production d’aluminium, et nous sommes propriétaires ou partenaires dans 21 alumineries à travers le monde. Nos activités en métal primaire comprennent également un groupe important d’ingénierie, deux centres de recherche et développement, et trois bureaux de vente de technologie et d’équipement d’électrolyse.
Quatre avantages concurrentiels majeurs nous distinguent.
Premièrement, la qualité exceptionnelle de nos matières premières et le haut degré d’intégration de nos opérations :
Deuxième avantage concurrentiel, la qualité inégalée de nos actifs.
Troisième avantage majeur, notre avance en termes de technologie et notre forte capacité d’innovation.
- Ils génèrent, dans notre parc d’installations actuelles, des augmentations de productivité supérieures à celles du reste de l’industrie. C’est ainsi que nous avons pu augmenter la production de nos usines existantes au Québec d’environ 150 000 tonnes au cours des dix dernières années, soit l’équivalent de la moitié de la production d’une nouvelle usine.
- Ils accroissent la profitabilité de nos nouveaux projets.
- Et finalement, la vente de technologies développées chez nous nous procure des revenus additionnels tout en ouvrant éventuellement la porte à une vaste gamme de projets de croissance.
Notre quatrième avantage concurrentiel est notre approche solide et authentique du développement durable. J’y reviendrai dans quelques instants.
Comme vous pouvez le constater, Rio Tinto Alcan est un joueur très important dans l’industrie de l’aluminium, à l’échelle mondiale comme au Québec.
Nos liens très forts avec le Québec remontent au tout début du 20e siècle. C’est en effet en 1901 que la première tonne d’aluminium a été produite à Shawinigan, et nous n’avons jamais cessé de croître depuis. Cent neuf ans plus tard, Rio Tinto Alcan est l’un des géants de l’industrie au Québec et au Canada, avec plus de 7 000 employés, dont environ 700 au siège social de Montréal.
Rio Tinto Alcan au Québec, c’est également sept usines d’électrolyse, une usine d’alumine et de produits chimiques, un important centre de recherche et développement, six centrales hydroélectriques, des installations portuaires, des services ferroviaires, trois centres de service et un bureau de vente. Au plan strictement économique, la présence de Rio Tinto Alcan au Québec représente des retombées économiques de plus d’un milliard et demi de dollars par année.
Si on considère l’ensemble de l’industrie de l’aluminium, son impact sur le développement économique du Québec est majeur :
On peut donc affirmer que la fabrication d’aluminium valorise la ressource naturelle la plus importante que nous ayons. Il est par conséquent primordial de procéder à une telle mise en valeur de façon respectueuse et soutenable à long terme. Pour nous, cela implique la recherche continuelle d’un juste équilibre entre enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Ce qu’on appelle, en somme, le développement durable.
Concrètement, cela signifie que tout ce que nous entreprenons doit être profitable à long terme, non seulement au niveau économique, mais également aux plans environnemental et social, et ce, pour au moins les trois ou quatre prochaines générations.
Une telle approche est essentielle si nous voulons être un partenaire de choix pour les communautés qui souhaitent mettre en valeur leurs ressources naturelles. Ainsi, nous réduisons le niveau de risque de nos investissements et de nos opérations, puisque nos décisions et nos actions reçoivent l’aval de l’ensemble de nos partenaires, c’est-à-dire nos actionnaires, nos employés, les collectivités où nous oeuvrons et leurs représentants. En somme, tout le monde en sort gagnant, tout au long du cycle de vie de nos usines.
Le premier élément d’une véritable politique de développement durable est le facteur économique. Pour soutenir notre croissance, nos opérations doivent en effet être rentables en tout temps, dans les bas comme dans les hauts de cycle, et nos investissements doivent tous répondre à nos critères de rentabilité. Au Québec, par exemple, nos investissements, nos innovations technologiques et nos efforts en matière de formation, vu la plus grande complexité des postes, nous ont permis de presque doubler notre productivité au cours des 20 dernières années. Cela est important, puisque la productivité représente un enjeu majeur pour l’avenir du Québec, compte tenu du vieillissement de la population ; si on veut maintenir un niveau de richesse collective malgré la baisse du nombre de travailleurs actifs, il faudra inévitablement accroître le degré de productivité du Québec. L’industrie de l’aluminium n’a pas tardé à comprendre cette réalité, et c’est la raison pour laquelle nous donnons notre appui au gouvernement dans son objectif de ramener le niveau de productivité du Québec parmi ceux des dix pays les plus performants de l’OCDE. Tout le monde bénéficiera d’une telle approche, qui a fait ses preuves dans notre industrie, avec des emplois durables et bien rémunérés, des communautés locales qui tirent parti de notre croissance et des actionnaires qui reconnaissent la rentabilité durable de nos usines.
Le deuxième élément fondamental d’une véritable politique de développement durable est le facteur environnemental. Nous avons été parmi les premiers à adopter le virage vert, il y a déjà plusieurs années, manifestant ainsi notre respect pour la nature et pour l’environnement des collectivités au sein desquelles nous exerçons nos activités. Ainsi, malgré une augmentation de 80 pour cent de notre production d’aluminium au Québec depuis 1990, nous avons réussi à réduire de 40 pour cent nos émissions totales de gaz à effet de serre. Et, parce que nous voulons faire encore mieux, nous continuons à investir dans la modernisation de nos actifs, comme par exemple à Kitimat et à Arvida, et en recherche et développement, dans l’optique de repousser sans cesse les limites de nos procédés.
Au plan social, troisième élément d’une politique de développement durable, il est clair que nos investissements font de nous un intervenant de premier ordre dans les régions où nous avons ou planifions des installations, et il serait présomptueux de croire que nous pouvons réussir sans l’appui des populations locales. Il nous est en effet beaucoup plus facile de réussir auprès d’une collectivité qui réalise ses aspirations que dans une société qui échoue.
Nous devons faire preuve d’une bonne dose d’humilité, reconnaître que nous ne sommes pas parfaits et que seul un dialogue véritable et continu avec les collectivités que nous côtoyons nous permettra d’atteindre nos objectifs respectifs. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec les collectivités pour déterminer comment nous pouvons aider au développement de chaque région. Les organismes et les projets que nous soutenons sont déterminés dans le cadre d’un tel dialogue, et ce sont véritablement ceux qui peuvent faire une différence. Au Cameroun, par exemple, nous participons à des projets communautaires qui mettent l’accent sur les soins de santé, particulièrement la lutte contre le VIH, et sur l’accès à l’eau potable et l’éducation. Nous contribuons ainsi à l’atteinte des objectifs du millénaire, tels que définis par l’ONU.
Plus près de nous, cela se traduit de diverses façons, entre autres par le travail que nous effectuons en matière de développement économique régional, notamment chez nos équipementiers, qui créent des emplois par centaines, et par notre implication pour aider à résoudre le sérieux problème que représente le décrochage scolaire. Comme vous le savez sans doute déjà, nous nous sommes effectivement engagés à investir plus de 15 millions de dollars pour encourager la persévérance scolaire dans les régions où nous sommes présents au Canada.
Pour nous, le développement durable s’exprime pleinement dans notre aptitude à laisser un héritage économique et social fort dans toutes les régions qui ont participé ou qui participent à notre croissance. Ainsi, lorsqu’une usine arrive au terme de son cycle de vie utile et que nous devons la fermer, il est important de laisser derrière nous une empreinte économique solide et créatrice de richesse pour la collectivité. C’est là que se situe, selon moi, le véritable test du développement durable, dans cette capacité de laisser un site en bien meilleure situation que lorsque nous nous y sommes installés.
Lorsqu’une usine achève sa vie utile, c’est grâce à notre expertise en développement économique régional que nous réussissons à lui trouver une nouvelle vocation ou une activité économique additionnelle dont la collectivité pourra bénéficier. Nous avons ainsi laissé une empreinte positive à Steg, en Suisse et à Lannemezan en France. Et nous faisons de même à Beauharnois, au Québec, et à Anglesey, au pays de Galles, deux usines que nous avons dû fermer l’an dernier.
Notre soutien aux collectivités se manifeste aussi au plan culturel. Les dons et les commandites que nous accordons à des dizaines d’organismes culturels, à Montréal et dans les régions, leur permettent non seulement de poursuivre leur mission artistique, mais également de maintenir et de créer des emplois.
Les moins jeunes d’entre vous se rappellent peut-être l’époque où la télévision de Radio-Canada présentait, le dimanche soir, la soirée de théâtre Alcan ; ce fut probablement, pour certains, leur premier contact véritable avec le théâtre. Quant au Festival International de Jazz de Montréal, que vous connaissez tous et qui fait rayonner Montréal à travers le monde, nous en sommes un fier partenaire depuis des nombreuses années.
Ce principe fondamental de développement durable, qui constitue, encore une fois, notre signature, nous le mettons en application sur chacun de nos sites. Il nous amène à jouer un rôle de levier économique régional auprès de nos fournisseurs, de nos partenaires sociaux et des familles de nos employés, depuis l’étape de la conception d’une usine jusqu’à sa fermeture, après 50, 75 ou même 100 années d’activité.
Nous avons la conviction qu’il est toujours avantageux de faire les choses correctement et dès le départ : ça ne coûte pas plus cher, ça minimise les risques et ça sécurise nos investissements. Nous sommes donc bien conscients de la responsabilité qui nous incombe de développer les ressources naturelles dans une perspective de développement durable qui sera valide pour les prochaines générations.
L’aluminium : de l’énergie à laquelle on ajoute de la valeur
Pour produire de l’aluminium, il est indispensable de pouvoir se procurer de l’électricité à coût compétitif et prévisible. Nous avons la chance d’avoir ici une ressource naturelle abondante – l’eau – qui nous permet de le faire dans de telles conditions.
Nous avons avantage, comme collectivité, à valoriser cette richesse de façon optimale. L’exportation d’électricité fait partie de cette valorisation, tout comme sa transformation locale en aluminium, dans une perspective de diversification.
L’industrie de l’aluminium est un pilier du développement régional. Comme je l’ai mentionné précédemment, l’industrie génère en effet des retombées économiques majeures pour chaque kilowattheure qu’elle utilise.
Il est important de comprendre que si l’industrie de l’aluminium s’est aussi bien développée au Québec et si elle contribue autant au développement économique, c’est qu’elle trouve ici des conditions qui lui permettent d’être concurrentielle. Peu d’entreprises ou d’industries peuvent, comme nous, s’installer à peu près n’importe où dans la province et dynamiser le développement des régions à condition d’avoir un cours d’eau à proximité et qu’un réseau électrique puisse y apporter l’énergie à coût raisonnable et prévisible. Les gouvernements qui se sont succédé au Québec comprennent bien, depuis longtemps, cette complexe équation de la valeur ajoutée, et c’est ce qui a permis à notre industrie de se développer et de s’implanter à travers nos régions au cours du dernier siècle. C’est également cette approche des législateurs qui permettra à notre industrie de poursuivre son développement au cours des prochaines décennies.
Il est encourageant de constater que le gouvernement du Québec fait preuve de prudence et de vision à long terme dans sa gestion du tarif L. Dans son dernier budget, il reconnait l’importance de ne pas remettre en cause l’avantage concurrentiel des grandes industries consommatrices d’électricité et, de ce fait, le rôle essentiel qu’elles jouent dans le développement économique du Québec, directement et indirectement.
Avec le dollar canadien qui frôle la parité, le tarif L représente déjà un coût légèrement plus élevé que le taux moyen des tarifs électriques de l’industrie à l’échelle mondiale, et il est clair que l’industrie ne pourrait pas absorber des hausses importantes du tarif L. Si on veut que l’industrie de l’aluminium puisse encore se développer ici dans 20, 30 ou 40 ans, il est essentiel de continuer à lui vendre l’électricité à prix compétitif et prévisible. C’est ce qui permettra de continuer à valoriser l’électricité tout en contribuant à l’essor des régions dans une perspective rigoureuse de développement durable.
Comprenez-moi bien : je suis favorable à l’exportation d’électricité du Québec vers les États-Unis. Cependant, dans un contexte de diversification il est important de continuer à valoriser une partie de notre électricité localement et de bien évaluer l’ensemble des retombées que procurent les KWH transformés dans nos régions.
De même, il me paraît important de souligner que, pour continuer à se développer, le Québec a besoin à la fois d’entreprises de services et d’une base manufacturière solide. Le secteur des services est en effet plus fort s’il peut s’appuyer sur une structure manufacturière robuste. Si nous examinons les conséquences pour le Québec de la récente crise économique, un fait ressort nettement : les régions où l’on fabrique de l’aluminium sont restées relativement robustes et stables au plan économique, alors que d’autres secteurs importants ont énormément souffert.
Un élément de réponse important au principal défi de l’humanité
Mais revenons, si vous le voulez bien, à une perspective plus large et plus globale de l’univers de l’aluminium. J’ai amorcé cette allocution en vous disant pourquoi je fais confiance à l’avenir de notre industrie.
L’aluminium présente des avantages considérables par rapport aux autres matériaux, notamment pour ce qui a trait à son utilisation dans des secteurs comme le transport, et à son exceptionnelle capacité de recyclage. Environ 75 pour cent de tout l'aluminium produit jusqu’à maintenant est encore en utilisation, ce qui signifie qu’il a traversé d’innombrables fois le cycle du recyclage.
L’aluminium a en effet cette caractéristique d’être indéfiniment recyclable sans perdre ses propriétés ; cela constitue un immense avantage concurrentiel, malheureusement trop souvent sous-estimé. De plus, son recyclage ne requiert que cinq pour cent de l’énergie nécessaire à sa production originale.
J’aimerais ouvrir ici une parenthèse pour souligner que l’aluminium fabriqué au Québec dans des installations modernes produit entre trois et quatre fois moins de gaz à effet de serre que la moyenne mondiale, et de sept à huit fois moins que les producteurs qui utilisent encore de l’énergie fossile. Le secteur de l’aluminium est, de tous les secteurs industriels, celui qui a le plus contribué à la réduction des gaz à effet de serre au Québec et, à ce jour, le seul secteur industriel qui ait conclu une entente de réduction volontaire des GES avec le gouvernement du Québec pour la période de 2008 à 2012. En fait, malgré l’augmentation importante de sa production, l’ensemble des usines Rio Tinto Alcan au Québec a déjà dépassé l’objectif de 20 pour cent de réduction des émissions de gaz à effet de serre fixé par le gouvernement du Québec pour 2020. Et nous allons, bien sûr, continuer de nous améliorer.
Saviez-vous que chaque kilogramme d’aluminium utilisé dans la fabrication d’une voiture en remplacement d’un matériau plus lourd entraîne une réduction de 20 kilos de gaz à effet de serre sur la durée de vie moyenne du véhicule? Cet avantage est encore plus impressionnant si on remplace des métaux plus denses par de l’aluminium dans les autobus, les trains et les avions, puisque la réduction de gaz à effet de serre peut alors y atteindre jusqu’à 80 kilos pour chaque kilo d’aluminium utilisé comme matériau de remplacement.
Compte tenu du défi que représente la nécessité d’alléger les véhicules afin de réduire la consommation d’énergie et de ralentir les changements climatiques, il est évident qu’il faudra accorder à l’aluminium une place beaucoup plus grande et plus diversifiée dans la production industrielle de biens. J’en profite pour saluer ici la décision du gouvernement du Québec, exprimée dans son récent budget, d’encourager par diverses mesures le développement de véhicules plus légers et misant plus sur l’électricité comme source d’énergie. Il est évident que nous allons supporter cette approche, en souhaitant que de plus en plus d’organismes privés et publics comprennent le rôle important que l’aluminium peut jouer dans la nouvelle économie verte.
Conclusion
Voilà. Vous comprenez probablement mieux pourquoi je suis si fière d’oeuvrer au sein d’une industrie qui contribue à l’essor économique du Québec et de ses régions, et qui le fait en s’appuyant sur une politique de respect et de développement durable. Avec une demande mondiale d’aluminium qui augmentera d’environ quatre à six pour cent par année au cours des deux prochaines décennies, combinée à son importance de plus en plus grande dans la lutte aux gaz à effet de serre, l’aluminium a devant lui un avenir très prometteur.
En pensant aux générations qui nous suivront, j’aimerais vous laisser sur cette phrase d’Antoine de Saint-Exupéry, qui disait que « L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais à le permettre ».
Merci de votre attention.
Jacynthe Côté est chef de la direction de Rio Tinto Alcan, le leader mondial de l’industrie de l’aluminium, et membre du Comité exécutif
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