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Une allocution de Pierre Blouin
Président de groupe, Marchés consommateurs
Bell Canada
SERVICES À LARGE BANDE :
De la maison branchée à l'économie branchée
devant le Cercle Canadien
Montréal (Québec)
Le 31 mai 2004
Le discours prononcé fait foi
Mesdames, Messieurs,
Chers invités d'honneur,
Bonjour,
C'est avec grand plaisir que j'ai accepté l'invitation du Cercle canadien
de venir vous parler aujourd'hui de télécommunications... et d'une
entreprise qui fait partie de notre histoire et de notre culture depuis
124 ans, et que vous connaissez bien, Bell.
Mais ce n'est pas du passé que je vais vous parler, c'est plutôt, au
contraire, de l'avenir.
Les communications font partie de notre vie quotidienne comme
jamais auparavant. N'ayons pas peur des mots, elles nous sont
devenues essentielles. Nous sommes de plus en plus des êtres branchés.
Or de grands changements sont à nos portes...
Chez Bell, j’aimerais vous confirmer que nous serons au rendez-vous et
que nous sommes prêts.
Mon but ce midi est de vous brosser un tableau de ce qui sera très
bientôt votre nouvel environnement de communications. Et de vous
décrire pourquoi il est important, pour notre économie, que notre
industrie des télécommunications demeure à l'avant-garde.
Le monde des télécommunications est – encore une fois – engagé dans
un virage majeur, qui va avoir un impact considérable sur toutes les
entreprises et sur nous tous.
Ce virage amène des défis qui touchent les bases mêmes de l'industrie.
Personnellement, j'aime beaucoup les défis... Même si parfois j'aimerais
qu'ils laissent un peu plus de temps pour le golf !
En moins d'une génération, soit au cours des dernières 15 années,
l'industrie des télécommunications a complètement changé.
Les structures ont changé. Les bases économiques ont changé. Les
technologies ont changé. La concurrence s'est implantée.
Pensons seulement au téléphone cellulaire qui est devenu une chose
courante, Internet qui a révolutionné nos habitudes de vie, la
messagerie vocale, la télévision par satellite.
La technologie a joué un rôle central dans cette évolution. Dans les
télécoms, elle demeure un catalyseur majeur, une sorte « d'agent
provocateur de changement ».
Au moment où on se parle, une autre révolution technologique se
prépare.
Nous sommes sur le point de passer d'un système basé sur des
technologies qui fonctionnent dans un monde fermé à un système
ouvert sur le monde, basé sur Internet donc accessible à tous et très
versatile.
Je pourrais résumer ce qui s'en vient en quelques mots : encore plus de
services – et des services qui seront de plus en plus taillés sur mesure
pour vos besoins, et de plus en plus accessibles et uniformes où que
vous soyez dans le monde.
Il y aura un impact non seulement dans nos vies professionnelles, mais
aussi dans nos habitudes de vie de tous les jours. Cette vague a pour
nom « protocole Internet » ou, en anglais, Internet Protocol – et oui
l’Internet n’est pas mort.
D'où l'acronyme « IP », – en passant, ne vous en faites pas, je vais
essayer de ne pas vous inonder avec les acronymes aujourd'hui...
Autant le microprocesseur a été le moteur de notre économie présente,
autant le passage à un langage et un outil universel – le protocole
Internet – va représenter un bond en avant considérable. Comme le
microprocesseur, il va être un catalyseur extraordinaire. Il va permettre,
si les bonnes conditions sont réunies, une foule d'innovations.
Dans le monde Internet, n'importe quel appareil pourra se
« brancher » à n'importe quel autre, pour transmettre n'importe quelle
information dans n'importe quel format – voix, données, vidéo – de
manière simple et transparente. Le tout sur ce qui est, essentiellement,
un réseau unique, une connexion Internet à haute vitesse.
Dans cet univers, ce n'est pas tant l'infrastructure du réseau qui
compte, que l'utilisation qu'on décide d'en faire. Les appareils et les
services que vous utilisez quotidiennement vont s'entrecroiser et seront
inter reliés comme jamais auparavant.
D'où le concept de la « maison branchée », ou broadband home, une
expression que vous entendez de plus en plus. D’ici quelques années,
votre service Internet à haute vitesse vous permettra de faire des appels
téléphoniques, d’accéder à vos émissions favorites lorsque vous le
désirerez.
Vous pourrez télécharger vos films ou tout autre document provenant
de librairies exclusives ou publiques, à partir d'Internet – légalement
bien entendu – et les visionner sur l'appareil de votre choix. Que ce soit
votre téléviseur, votre ordinateur, ou dans certains cas votre téléphone
cellulaire.
Vous pourrez par exemple déclencher à distance, à partir de votre
cellulaire, l'enregistrement d'une émission de télé…bien entendu sur le
Réseau des Sports (RDS) ou sur CTV.
Bref, vous pourrez donc enregistrer cette émission et la visionner le
lendemain matin sur votre ordinateur portable, en prenant le métro.
Il y a même un manufacturier qui fabrique déjà un frigo « Internet »,
muni d'un écran amovible qui permet d'accéder Internet sans fil.
Jumelé à un lecteur de codes barres, cet appareil pourrait vous
permettre de savoir en tout temps ce qu'il y a dans votre frigo, à partir
de votre téléphone cellulaire par exemple.
C'est donc la fin des technologies « en silos », où ce que vous pouvez
faire est limité par l'appareil auquel vous avez accès.
Nous passons d'un monde basé sur une série de réseaux à un monde
où une multitude d'appareils vont être reliés, y compris des appareils
électroménagers, à un réseau Internet avec ou sans fil.
Évidemment, ce que je viens d'évoquer n'est rien d'autre qu'une série
d'exemples. Mais ils donnent un aperçu des changements à venir au
cours des prochains cinq ans.
Chaque individu, chaque famille, pourra modeler son environnement
de communisations selon ses besoins.
Vous me direz peut-être que tout cela annonce aussi une certaine
complexité. Et c'est là que Bell entre en scène.
Notre travail, chez Bell – et quand je dis Bell, j'inclus Bell Mobilité, Bell
ExpressVu, Bell Sympatico, Espace Bell – consiste justement à s’assurer
que le changement se fasse en douceur et simplement.
La maison branchée se traduira pour chacun de vous par un ensemble
personnalisé de services qui nous seraient apparus, il y a quelques
années seulement, comme hautement futuristes.
Il y a eu une époque, vous vous en souvenez, où les « choix » du client
se ramenaient à la couleur de son téléphone : beige, vert, noir ou
blanc ? Pensez également au cellulaire où il y a 5 ans seulement, nous
avions le choix entre 2 ou 3 appareils noirs ou gris! Cette époque est
bien sûr révolue depuis longtemps... mais on n'a encore rien vu.
At Bell, we have completely remodelled our corporate structure around
the customer reality. Our company is now composed of three key
divisions built around the needs of specific client groups: large
enterprises, small businesses, and consumers.
As head of Bell’s Consumer Markets, my job is to make sure we provide
consumers with the leading edge and simple-to-use services, including
telephone services, but also Internet, television and wireless.
My job is to bring together those technologies and applications to
become the preferred service provider for broadband home.
In order to do this, we are advancing quickly on three main fronts:
One, we continuously thrive to further intensify our customer focus and
ensure simplicity.
Two, we are aggressively pursuing product innovation.
Three, we are expanding the coverage and capabilities of our network.
Let me expand a bit on each of these.
Bell met déjà à la disposition de ses clients une des gammes de services
qui est parmi les plus vastes en Amérique du Nord. Nous comptons 13
millions de lignes téléphoniques, près de 5 millions de clients sans fil,
2,4 millions de clients Internet et 1,4 million de clients de la télévision
par satellite et filaire, pour un total de 26 millions de connexions clients.
Un nombre grandissant de clients prend conscience de l'avantage qu'il
y a à se procurer tous leurs services de communication auprès d'une
seule entreprise comme Bell. En fait, 50 % de la population se dit
réceptive à n'avoir qu'un seul fournisseur pour ces services.
La route de la simplicité mène au forfait, à un prix et à des conditions
qui sont très avantageux. Bell a innové en offrant de tels forfaits dès
septembre 2003, assortis d'une facturation intégrée. Ces forfaits, le
client peut les acheter simplement en nous passant un coup de fil... ou
de sans fil ou sur le Web.
C'est ce qu'ont déjà fait quelque 130 000 de nos clients en 6 mois...un
chiffre qui, je vous l'avoue, dépasse nos attentes et représente un grand
succès. Un succès, d'ailleurs, qui a fait réagir nos concurrents, et qui
nous conforte dans l'idée que nous avons vu juste. Et je peux vous dire,
nous ne faisons que commencer!
À terme, l'objectif est simple : une seule connexion, un seul numéro de
téléphone, un seul point de contact, une seule facture, quelque soient
les services Bell retenus par le client.
Les applications, les contenus et les services sont la clé du futur.
C'est pourquoi nous accordons une grande valeur à l'innovation. Nous
allons demeurer un chef de file dans la prestation de ce que seront les
applications à valeur ajoutée de demain.
Par exemple.
Nous avons récemment été les premiers à jeter les bases d'un véritable
réseau sans fil pour la maison, permettant non seulement de relier vos
ordinateurs à Internet, par le biais de Sympatico, mais aussi des
appareils comme votre chaîne stéréo ou votre téléviseur.
Du côté de la télévision, avec ExpressVu, nous demeurons l'entreprise
qui met de l'avant la plus grande quantité de contenus de télévision à
haute définition, de même que de contenus interactifs. Pensez
seulement à la soirée du hockey durant laquelle vous pouvez choisir vos
angles de caméra.
En fait, Bell ExpressVu mène le bal à plus d'un égard. Elle s'est
accaparée la plus grande part du marché de la télé numérique,
entraînant avec elle un nombre record de clients dans le vidéo de
l’avenir.
En matière de sans fil, Bell Mobilité a innové avec le service de
géolocalisation. Cette technologie permet de retracer à quelques
mètres près la position d'un téléphone cellulaire. Il en découle des
applications potentielles très précieuses en matière de sécurité,
notamment.
Ceux qui ont des ados à la maison, j'en suis sûr, seront intéressés à en
savoir plus...
Dans ce domaine, nous sommes un des leaders en Amérique du Nord.
Il est très clair pour nous que la mise au point de nouveaux services, et
donc l'esprit d'invention et l'ingéniosité de nos employés et de nos
partenaires sont la pierre angulaire de la croissance.
Pour que la maison branchée donne son plein potentiel, il faudra
éventuellement acheminer vers elle une quantité considérable
d'information. D'où le fameux concept de large bande, ou broadband,
qui suppose qu'on augmente la puissance et la fiabilité de nos
infrastructures. Qu'on accroisse la capacité de nos connexions.
Au cours des quatre dernières années, Bell a investi 1,3 milliard de
dollars dans son réseau haute-vitesse en Ontario et au Québec. En
2003, nous avons investi 450 millions au Québec seulement, dont 78
millions pour la haute vitesse, et ce sera un autre 250 millions cette
année et l'an prochain.
D’ici 2006, nous nous sommes engagés à ce que notre services Internet
haute vitesse soit disponibles sur au moins 90 % du territoire habité par
nos clients.
Just as with the Web, the broadband home is an open world. All
industrialized countries are currently involved to different degrees in
the shift to I.P.
Not only to ensure that their populations have access to services, but
also to make certain that their companies can make the most of this
technology. Because IP paves the way for major cost reductions. For
example, it is estimated that Canada's GDP could go up $50 billion if
companies were to adopt best practices in their IP business solutions.
Canada now holds an excellent position in this race. Close to 40% of
the population in Quebec and Ontario, have chosen to have highspeed
Internet access at home — almost twice the penetration level as
of the United States.
This rapid deployment, this energy that we are investing in maintaining
Canada’s telecommunications leadership, already have major economic
impacts.
In fact, telecommunications and information technologies combined
represent 6% of Canada’s GDP, employ more than half a million men
and women and account for $130 billion in revenues.
So our country is a telecom leader. The question is, what do we need to
do to remain one?
There are two keys to doing so: innovating and investing.
En l'occurrence, il se développe présentement – et à haute vitesse –
une nouvelle réalité concurrentielle...
Presque chaque jour, des entreprises annoncent des services de
communication basés sur Internet.
Des sociétés comme l'américaine Vonage ont mis en place des services
de transmission de la voix sur IP avec des investissements qu'on estime
de l'ordre de 30 millions de dollar. C'est peu de chose, quand on pense
aux 15 milliards que Bell a investis au cours des cinq dernières années
seulement. Et rien n'empêche Vonage d'offrir ses services dans d'autres
pays que le sien, y compris au Canada.
Comme vous le voyez, les barrières à l'entrée tombent rapidement et le
protocole Internet ne fait qu'accélérer la facilité d'accès au marché.
En conséquence, nous avons de sérieuses questions à nous poser, au
Canada, sur le cadre réglementaire qui est actuellement le nôtre.
Le CRTC se penche actuellement sur la question de la voix sur IP.
Nous sommes à la croisée des chemins. Les choix qui seront faits auront
des conséquences importantes sur l'économie, sur l'emploi, sur la
compétitivité du Canada.
La politique publique canadienne en matière de télécommunications,
ces 20 dernières années, a effectivement permis à la concurrence de
s’établir avec succès et d’offrir plus de choix aux consommateurs et aux
entreprises.
Cette politique a atteint son but. La concurrence est partout.
Maintenant, le Canada doit s’adapter, parce que la situation, elle, a
changé.
Parce que ce sont la masse critique et la capacité d'investir, d'une part,
et l'ingéniosité, d'autre part, qui vont nous permettre de continuer à
tailler notre part de ce nouveau « marché » international.
Ce dernier est plus qu'à nos portes... il est en train de se faufiler dans la
maison sans qu'on s'en rende compte.
Il ne faut pas sous-estimer l'importance des retombées économiques de
ce leadership qu'il nous faut maintenir. Comme pays, nous partons
d'une position gagnante, à nous de mettre en place les conditions pour
continuer de capitaliser sur nos acquis.
Chez Bell, nous demeurons branchés sur nos clients. Et sur leurs
communautés.
Alors que nous célébrerons bientôt, en 2005, le 125e anniversaire de
Bell, nous demeurons l’entreprise de télécommunications la plus
proche de son milieu. BCE compte dans la province quelque 20 000
employés soit une masse salariale d'un milliard de dollars. Le
compagnie verse quelque 320 millions en impôts et en taxes et fait
deux milliards de dollars d'achats chaque année, au Québec
seulement.
Nos liens avec les collectivités que nous desservons dépassent
largement les relations commerciales. Nous investissons là où nous
faisons des affaires. C'est une des raisons pour lesquelles la marque Bell
est l'une des plus respectées au Canada.
Cela se transpose dans une véritable culture de l'engagement. Une
culture qui amène Bell à agir auprès des communautés. Chaque année,
nous distribuons au Québec 13 millions de dollars en dons et
commandites, par exemple par le biais de la Marche Bell pour les
jeunes, au profit de Jeunesse J'écoute, ou encore en soutenant les
efforts de Centraide, et dans une multitude d'autres projets comme le
Festival de Jazz de Montréal et le Centre Bell.
Cela se traduit aussi par l'énergie et l'engagement de tous nos
employés, aussi bien auprès de nos 3 millions de clients au Québec que
dans leur milieu de vie.
Un auteur de science-fiction contemporain, William Gibson, a dit : « le
futur est déjà parmi nous, mais il n'est pas répandu partout
uniformément ».
Le Canada a bien joué ses cartes. Nous avons toujours été à l'avantgarde.
Mon rôle, et le rôle de toute l'équipe de Bell, c'est de perpétuer
ce mouvement.
Avec toute notre équipe, nous nous attachons à ce que le changement
se fasse, pour nos clients, le plus simplement possible en répondant à
leurs besoins.
Bref, en deux mots, un futur technologique stimulant est à nos portes.
Bell en fera partie.
J'espère, en terminant, que vous aurez une pensée pour moi au
moment de magasiner votre prochain frigo... c'est un appareil qui
pourrait vous réserver des surprises.
Merci.



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